RDC-Assemblée nationale : le débat sur la réforme de la loi électorale renvoyé au 20 avril prochain

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RDC-Assemblée nationale : le débat sur la réforme de la loi électorale renvoyé au 20 avril prochain

Débuté ce jeudi 14 avril 2022, le débat sur la réforme de la loi électorale va à nouveau se poursuivre le mercredi 20 avril prochain. D’après Christophe Mboso, président de l’Assemblée nationale, l’objectif de ce long temps mort est de permettre d’abord le retour des députés nationaux du Front Commun pour le Congo (FCC), qui ont boycotté la plénière de ce jour. Cette trêve permettra aussi aux groupes parlementaires de se concerter afin de lever des options sur différentes propositions.

« Votre bureau vous propose que ce débat soit reporté à mercredi pour deux raisons essentiellement. Nous sommes tous des acteurs politiques, même ceux qui sont sortis, il faut leur donner un temps de revenir. Il faut qu’ils reviennent, nous n’avons rien inventé, c’est une initiative des collègues que nous soumettons à l’ensemble des députés nationaux. Comme ça concerne notre avenir à tous, l’avenir de notre pays, il est bon que nous soyons animés d’un minimum de patience et de donner le temps aux collègues qui se sont fâchés de revenir à la raison », a déclaré Christophe Mboso.

Et de poursuivre :

« Nous reportons le débat à notre séance de mercredi, nous pouvons même prendre deux jours, trois jours de débat, tous les documents venant des différents partenaires politiques et sociaux seront distribués aux députés nationaux pour enrichissement ou inspirations. Il est souhaitable d’ici à mercredi que les différents groupes parlementaires se concertent autour des options à lever, concertons nous dans nos différents groupes parlementaires ».

Les députés membres du FCC proches de Joseph Kabila ont refusé de participer à la plénière dénonçant le “manque de consensus” préalable sur cette question.

« Nous rappelons à l’opinion publique que les réformes électorales doivent faire l’objet d’un consensus entre tous les acteurs concernés afin d’éviter au pays des élections chaotiques, source de frustrations et de conflits », disent-ils dans une déclaration circonstanciée faite au Palais du Peuple.

Il n’est pas question d’accompagner une option déjà prise par un “régime dictatorial”, insistent-ils.

« Nous nous abstenons de participer à l’examen de la proposition de loi portant révision de la loi électorale qui commence ce jour au sein d’une Assemblée nationale qui, sous ce régime dictatorial, est devenue une simple caisse de résonance du Président de la République et de son gouvernement », déclarent-ils.

Cette proposition de loi examinée ce jour est l’œuvre du groupe de 13 personnalités politiques et de la société civile. Pour honorer la mémoire d’un des membres du G13, cette proposition de loi portera le nom de Henri Thomas Lokondo.

Elle propose plusieurs innovations en vue de garantir la transparence aux élections. C’est notamment l’interdiction de distribuer de l’argent et des biens de valeur aux électeurs pendant la campagne électorale ; l’interdiction de cumul des candidatures, de porter comme suppléants un membre de sa famille ainsi que l’abandon de la proportionnelle et l’adoption du scrutin majoritaire simple ; le remplacement du seuil électoral par une condition de recevabilité des listes au prorata des (60%) de sièges en compétition.

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